Ce site utilise des cookies. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous en acceptez l'utilisation.

ODE

Utilisés dans l’agriculture mais également pour l’entretien des espaces verts, des parcs publics, des aéroports, des golfs, de la voirie, les pesticides biologiquement très actifs terminent généralement leur parcours dans les cours d’eau environnants avec un effet négatif sur la faune et la flore locales. C’est dans le cadre de la gestion globale de l’eau que l’Office De L’Eau (ODE) apporte son expertise technique aux agriculteurs pour améliorer la connaissance des milieux aquatiques et des usages.

Concilier leurs pratiques et le respect l’environnement est une réalité pour les agriculteurs, soucieux de préserver leur outil de travail : protéger le sol, l’eau et la biodiversité nécessaires à l’agriculture, qu’elle soit à l’échelle d’exploitations professionnelles ou de jardins familiaux. L’Office De l’Eau Martinique accompagne et contribue techniquement et financièrement à la mise en place de mesures de réduction de l’impact des pollutions identifiées.
Les pratiques agricoles peuvent avoir des impacts sur l’environnement et tout particulièrement sur les milieux aquatiques. En Martinique, ces impacts concernent essentiellement :

• La pollution dite « diffuse » : les pesticides sont retrouvés de manière éparse dans le sol et l’eau,
• L’eutrophisation : phénomène naturel de prolifération excessive des végétaux aquatiques, pouvant être accentué par l’utilisation d’engrais,
• La gestion de la ressource en eau : les prélèvements pour l’irrigation peuvent générer des conflits avec d’autres usages comme l’eau potable, tout en respectant des contraintes réglementaires de débits minimums nécessaires au fonctionnement du cours d’eau (biodiversité)…
• Les phénomènes d’érosion des sols par le déboisement, les pratiques de labours, etc.

 png riv 2

LE CONTRÔLE RÉGULIER DE NOS EAUX PAR L’ODE AIDE A RÉDUIRE LES POLLUTIONS DES MILIEUX AQUATIQUES

Depuis sa création le 10 juillet 2002, l’Office De L’Eau Martinique multiplie les actions d’intérêt général dans le domaine de la gestion de l’eau et des milieux aquatiques. C’est ainsi que, conformément à la Directive Cadre Européenne sur l’eau, des contrôles réguliers sont mis en place afin d’étudier la qualité de l’eau des rivières, des eaux souterraines et du littoral. Une trentaine de points répartis sur les rivières et une vingtaine d’autres sur les eaux souterraines à travers toute la Martinique, ont permis non seulement de mettre en évidence la présence de 80 produits phytosanitaires dans les cours d’eau entre 2008 et 2012, mais également de diagnostiquer l’origine possible des pollutions. L’objectif étant de mettre en œuvre des actions et d’apporter des solutions avec les acteurs ciblés.
Si la France se place au 3ème rang des plus gros consommateurs mondiaux de pesticides en 2007, en Martinique 111 molécules ont été vendues en 2010 pour un total de 93 tonnes de substances actives importées.

DES AIDES POUR DES PROJETS IMPACTANTS ET POSITIFS

Organe fédérateur public, l’Office De l’Eau Martinique est chargé de mettre en œuvre le principe pollueur-payeur dans le domaine de l’eau. Pour ce faire, des redevances sont collectées auprès des usagers et reversées sous forme d’aides aux projets ayant un impact positif sur l’eau et les milieux aquatiques. Ces financements sont cadrés par le Plan Pluriannuel d’Intervention (PPI) qui comprend 3 axes en agriculture :

• La maîtrise des prélèvements d’eau : modernisation des systèmes d’irrigation, récupération des eaux pluviales...
• La maîtrise des rejets agricoles : collecte et traitement des effluents d’élevage, des résidus de traitements phytosanitaires, etc.
• La formation et l’information des acteurs : formations professionnelles, actions de sensibilisation…
Entre 2005 et 2014, l’ODE a aidé 62 projets à vocation agricole, pour un montant d’environ 590 000 euros.

DES SOLUTIONS POUR S’ENGAGER

Professionnels de l’agriculture Certains pesticides utilisés tout au long de la production de la banane sont retrouvés dans les cours d’eau, notamment les fongicides post-récoltes qui permettent de lutter contre les maladies de conservation. C’est dans le but d’améliorer le dispositif de traitement de ces effluents qu’une convention a été signée entre Banamart et l’ODE.
Les subventions accordées ont permis l’acquisition de dispositifs de traitement par dessiccation solaire. Ces dispositifs simples et rustiques, installés au niveau de chaque hangar de conditionnement des bananes, permettent de récolter les bouillies de traitement antifongique et de réduire leur volume sur site. Le résidu sec est ensuite conditionné pour être exporté vers des filières agrées en France hexagonale. Par ailleurs, ces dispositifs permettent également de récolter et réduire les résidus de lavage de cuves et aspersoirs ainsi que d’autres effluents souillés.
Acteurs locaux Dans les Zones Non Agricoles, l’Office De l’Eau Martinique collabore avec les acteurs locaux, notamment la FREDON ou l’ARS, à des programmes de réduction de l’utilisation de pesticides par les services communaux. On peut citer le programme d’analyses des sols et de délivrance de conseils dédié aux particuliers qui détiennent des jardins familiaux, dans le cadre du plan Chlordécone.
L’ODE participe activement à l’application sur l’île du plan ECOPHYTO 2018 et de sa deuxième mouture, le plan Ecophyto 2, visant la réduction de moitié de l’utilisation des pesticides d’ici à 2025.